La Grande Fete M Richard OMonroy

ISBN: 9781517353964

Published: September 15th 2015

Paperback

182 pages


Description

La Grande Fete  by  M Richard OMonroy

La Grande Fete by M Richard OMonroy
September 15th 2015 | Paperback | PDF, EPUB, FB2, DjVu, AUDIO, mp3, ZIP | 182 pages | ISBN: 9781517353964 | 3.38 Mb

Extrait OU CELA MENE La voila bien, la vanite humaine! Ah! que la voila bien! Shakespeare. Cetait lautre soir au cafe Anglais - un diner un peu triste, car il sagissait de faire nous adieux a Isidore Boujard, ruine en un rien de temps par SylviaMoreExtrait OU CELA MENE La voila bien, la vanite humaine! Ah! que la voila bien! Shakespeare. Cetait lautre soir au cafe Anglais - un diner un peu triste, car il sagissait de faire nous adieux a Isidore Boujard, ruine en un rien de temps par Sylvia de Frosnes, apres avoir ete pendant pres de deux annees un de nos plus joyeux compagnons de fete.

-Alors, demanda lun de nous cest decide, vous partez pour San Francisco? -Oui, mon bon. Je vais essayer la-bas je ne sais quel commerce de vente de b ufs et de chevaux avec les quelques billets de mille francs - une dizaine pas plus - qui restent des six millions laisses par papa Boujard. Ah! ca a vite file. -Mais, objecta Berthecourt, expliquez-nous un peu ce coup de folie. Sylvia est agreable sans doute... cependant, saperlipopette, six millions, cest une somme. -Ah! mes amis, cest que vous ne connaissez pas la puissance de lamour-propre, de la vanite chatouillee au bon endroit.

Je pourrais commencer mon histoire par la phrase classique: Ne dune naissance obscure, et ces quatre mots seraient lexplication de tout mon roman. -Explique-toi. -Oh! cest bien simple. Vous autres vous avez eu la chance de naitre avec un nom, un titre, ou tout au moins une excellente position sociale. Moi, jetais simplement Boujard, Isidore Boujard, fils et successeur de Francois Boujard, inventeur du sommier automatique - une invention merveilleuse qui avait permis au papa de me laisser une fortune considerable.

Aussi, des que jatteignis vingt et un ans, je neus rien de plus presse que de vendre la boite a papa, ce qui etait une grosse faute, de realiser mon avoir, et de me lancer dans ce qui sappelle la grande vie. Que voulez-vous? A cet age-la, tout le monde ne peut pas se faire fourrer a la Conciergerie. On se montra tres aimable pour moi, je fus bien accueilli, et vous-memes, mes amis, qui etes ici reunis ce soir pour me faire gentiment vos adieux, vous ny seriez peut-etre pas si javais continue le negoce paternel... mais la nest pas la question. Tout cela cest seulement pour vous expliquer mon emotion tres naive, tres sincere lorsque certain soir a minuit je fus autorise a franchir le seuil du coquet petit hotel que Sylvia de Fresnes occupait rue de Bassano.

En depit de mes millions je me sentais un peu intimide a lidee de posseder enfin cette hetaire de grande marque qui frayait sur un pied degalite hautaine avec les princes et meme avec les tetes couronnees. Precede par la cameriste anglaise, tres correcte avec son col droit et ses bandeaux tout plats a la vierge, je soulevai une portiere en cachemire de lInde fond bleu turquoise, richement brodee dargent, et je me trouvai dans un boudoir tout tendu dune soierie creme tissee dor. Et ma vue ravie allait dun petit bureau regence en bois de violette, avec ecoincons et moulures, a larmoire a trois portes garnies de glaces biseautes, avec colonnes detachees et fronton a feston de rubans.

Et la chaise basse en satin bleu saphir, orne de riches broderies, travail ancien et reapplique! Et le chiffonnier en bois laque blanc, avec filets verts, et, dans un coin, le vaste lit de repos recouvert dune tenture de peluche orientale, avec des multitudes de coussins gaines de peluche rouge!

Et surtout, sur la table-duchesse, le necessaire de voyage, compose de quarante-deux pieces en vermeil cisele et grave, enrichi de plaques portant fierement la devise de Sylvia: Ceinture doree vaut mieux que bonne renommee! -Monsieur peut faire sa toilette ici- madame lattend dans sa chambre a coucher. Mais, auparavant, monsieur desire-t-il, pour la nuit, une des chemises de monseigneur?

-Oui, sil vous plait, repondis-je dun air detache.



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